Google s’apprêterait à déployer un algorithme « Penguin-like » pour pénaliser les marques qui achètent des mentions afin de doper leur visibilité dans les IA. La rumeur réveille le souvenir de 2012 et des sanctions contre les liens payants. Mais entre ce qui a réellement été dit et ce qui s’est propagé au fil des partages, il y a un écart. Newp démêle le vrai du faux.
TL;DR
L’info : Google a bien mis en garde contre l’achat de mentions, l’assimile à de l’achat de liens, et affirme que ses systèmes anti-spam détectent et déprécient déjà ces signaux inauthentiques. L’intox : aucun nouvel algorithme « Penguin-like » n’a été annoncé. Google dit que ses filtres actuels suffisent. Le parallèle avec Penguin 2012 est une analyse de Barry Schwartz, pas une feuille de route officielle. Le vrai message : la triche ne tient pas dans la durée, et acheter des mentions reste un mauvais calcul.
D’où vient cette rumeur ?
Tout part du Search Central Live Sydney 2026, le 15 mai dernier. Gary Illyes, figure publique de Google, y a mis en garde contre l’achat et la manipulation de mentions de marque dans le but d’apparaître dans les réponses IA, les AI Overviews et l’AI Mode. Ses propos, tenus aux côtés de Cherry Sireetorn Prommawin, ont été relayés par le consultant Kenichi Suzuki sur LinkedIn, avant d’être repris par les médias spécialisés.
Le contexte compte. Cette sortie intervient peu après qu’une plateforme logicielle spécialisée en IA a commencé à promouvoir l’automatisation de l’achat de mentions, pour forcer l’apparition de marques dans les réponses de Google, ChatGPT, Claude et d’autres systèmes. Google a donc réagi à une dérive naissante du marché du référencement GEO, pas à un phénomène hypothétique. De là à parler d’algorithme imminent, il n’y avait qu’un pas, vite franchi sur les réseaux.
Ce que Google a vraiment dit
Le cœur du message est sans ambiguïté : acheter ou manipuler des mentions revient au même que d’acheter des liens, une pratique que les systèmes internes de Google détectent, ignorent et finissent par neutraliser. La comparaison avec le netlinking payant est explicite, et elle figure déjà dans la documentation officielle de Google sur l’optimisation pour l’IA générative, qui précise que chercher à obtenir des mentions artificielles n’apporte pas le bénéfice escompté.
Nuance essentielle
Ni Gary Illyes ni Cherry Sireetorn Prommawin n’ont confirmé que les mentions organiques et authentiques apportent un bénéfice direct dans les réponses IA. Ils ont reconnu ne pas savoir avec certitude à quel point les mentions classiques pesaient. Le message porte donc sur ce qu’il ne faut pas faire, pas sur une recette miracle à appliquer.
Le parallèle avec Penguin, signature de Barry Schwartz
Barry Schwartz, du réputé Search Engine Roundtable, a rapproché la situation actuelle de l’époque pré-Penguin. En 2012, des services de liens payants fonctionnaient un temps, jusqu’au jour où l’algorithme Penguin a frappé, faisant chuter du jour au lendemain les sites qui en abusaient. Son pronostic : ces services d’achat de mentions finiront par se retourner contre ceux qui les utilisent, probablement bien plus vite qu’il n’a fallu à Penguin pour agir.
Pour ceux qui n’ont pas connu cette période : Penguin était un filtre conçu pour cibler le spam de liens, en particulier les liens artificiels achetés pour gonfler l’autorité d’un site. Des entreprises entières ont vu leur trafic s’effondrer en quelques heures. C’est ce souvenir collectif que la déclaration de Gary Illyes vient réveiller. Mais attention à ne pas confondre une analyse d’expert avec une annonce de Google.
Info ou intox ? Notre verdict
La partie info est solide : Google a bel et bien mis en garde, assimile l’achat de mentions à de l’achat de liens, et affirme que ses systèmes anti-spam savent déjà détecter et déprécier ces signaux. La partie intox concerne le mot qui fait le buzz : algorithme. À ce jour, Google n’a annoncé aucun nouvel algorithme « Penguin-like » dédié aux mentions. Le scénario d’une grande pénalité dédiée reste une hypothèse, portée par une analogie d’expert.
Le verdict Newp
L’avertissement est une info : acheter des mentions est risqué et déjà combattu par les filtres actuels. Le « nouvel algorithme Penguin-like » est, lui, une intox : rien de tel n’a été annoncé. Le vrai message tient en une phrase : la triche ne tient pas dans la durée.
Acheter des mentions : un mauvais calcul, même sans pénalité
Imaginons que vous doutiez de la capacité de Google à sanctionner. Le calcul reste mauvais. D’abord, l’efficacité est incertaine : Google n’a jamais confirmé que ces mentions, même organiques, influençaient directement les réponses IA. Ensuite, le risque est asymétrique : si la sanction tombe, le coût dépasse largement le bénéfice temporaire. Enfin, ces signaux sont déjà dépréciés par les filtres actuels. L’histoire du référencement est jonchée de raccourcis qui ont fini par coûter cher : fermes de liens, contenu sur-optimisé, spam de commentaires. Rien n’indique que les mentions IA échapperont à cette logique.
La vraie stratégie GEO : construire une autorité réelle
Pour être cité par les intelligences artificielles, il faut mériter de l’être. Cela passe par un contenu expert, riche en données et en preuves, une présence digitale cohérente, des données structurées propres, et une réputation bâtie sur de vraies relations. C’est la philosophie d’une agence GEO sérieuse : ne pas tromper les modèles, mais rendre votre marque légitimement citable. Comme le répètent les porte-parole de Google, un bon SEO reste un bon GEO.
Concrètement, les mentions qui comptent ne s’achètent pas, elles se gagnent. Un avis sincère sur Trustpilot, une discussion spontanée sur Reddit, une citation dans un article de presse, un retour d’expérience détaillé sur un forum spécialisé : voilà les traces que les modèles croisent pour juger de votre légitimité. Elles sont lentes à construire, mais elles résistent aux mises à jour, contrairement aux mentions fabriquées qui s’effondrent au premier filtrage.
L’analyse Newp
Chez Newp, agence GEO pionnière en France, nous construisons des stratégies de visibilité IA conformes aux recommandations de Google, sans raccourci risqué. Que la sanction prenne la forme d’un nouvel algorithme ou d’un simple filtrage silencieux, le résultat est le même pour les tricheurs : leurs signaux ne comptent pas. Autant investir cet argent dans ce qui dure.
Bloquer la peur d’un algorithme ne fait pas une stratégie. La seule défense durable, c’est une autorité réelle, bâtie sur la preuve.
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